Concrètement l'Eglise d'Olivet et l'immeuble de l'OPAC, réclamés par les opérateurs n'ont pas été retenus. L'Eglise a été écartée sur la base du principe de précaution et l'immeuble de l'OPAC pour refus de l'organisme de gestion. La dernière rencontre organisée avec les opérateurs, mardi 28 février 2006, a permis de faire ressortir deux nouvelles hypothèses de travail qui feront l'objet d'un examen détaillé dans les semaines à venir :

• la première consisterait à installer un seul pylône, de 30 mètres de hauteur sur le stade du Couasnon, mutualisé entre SFR et Orange. Une étude d'intégration paysagère est en cours de développement (une simulation est visible ci-dessus ou dans le dossier: les antennes relais en tenue de camouflage)
• la seconde serait d'installer un "pylône arbre" sur la rive sud.
Ces deux projets doivent faire l’objet d’un accord de l’Architecte des Bâtiments de France avant d’entamer les négociations avec les conseils de quartier du Val Couasnon et du centre ville. En revanche, si les A.B.F refusent de donner les accords indispensables au déploiement de ces projets, la solution initiale serait maintenue. La municipalité ne souhaite pas s'opposer aux opérateurs par la voie judiciaire ou par une négociation musclée. Dans ce dernier cas, les riverains du Val devront poursuivre leur action devant la Justice pour faire valoir leurs droits. Si vous avez besoin de soutien, n'attendez rien de la mairie. "La politique n'est pas seulement l'art du possible. Il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire." Jacques Chirac. Au train où vont les choses, on peut affirmer que le pire n'est jamais certain. Au-delà de la pénurie de conscience, nos sociétés ont aussi un tragique déficit de mémoire. " La science a fait de nous des dieux avant de faire de nous des hommes", avait déjà constaté Jean Rostand.

Rappel des faits :

80% des Français disposent d'un téléphone mobile, mais 66% préféreraient qu'il y ait moins d'antennes, même si pour cela on ne pouvait plus téléphoner de partout avec son mobile. C'est un paradoxe qui milite pour une communication ouverte et respectueuse des riverains, encadrée par des règles précises, qui éviteront lors de la décision toute forme de frustration
• La couverture de téléphonie mobile, du centre ville nécessite la mise en oeuvre de nouvelles antennes relais au profit de SFR et Orange

Nos recommandations:

• Installer les antennes relais au plus proche de la zone géographique à couvrir, afin de réduire la puissance d'émission : le centre ville
• Respecter le guide de l'intégration paysagère de l'AFOM ne « construire un nouveau pylône qu'en dernier recours » et respecter la hauteur légale de 18 mètres définie dans le POS : pas de pylône mais une intégration des antennes sur un bâtiment existant
• Appliquer le principe de précaution en installant ces antennes à plus de 100 mètres des zones sensibles (écoles, maisons de retraite, stades destinés aux enfants des écoles), c'est d'ailleurs, ce qui a justifié le refus des élus pour l'Eglise qui jouxte le Collège de la Providence : investiguer les périmètres possibles sur la rive sud
• Utiliser tous les moyens légaux, pour obtenir l'annulation des autorisations de travaux signées par la Mairie pour le stade du Couasnon qui fait partie intégrante du patrimoine de la ville
• Respecter l'intimité des riverains: La justice a déjà condamné les opérateurs ayant édifiés des pylônes de grande hauteur au pied des habitations pour "trouble de la jouissance" et pour "la dépréciation de leur maison", "Aucune étude scientifique sérieuse n'a jusqu'à présent établi un quelconque risque pour les riverains de ces poteaux, cependant, il s'agit néanmoins, d'une idée très répandue dans le grand public et qui ne manquera pas de venir à l'esprit de tout acheteur", ont noté les juges : pas de pylône proche des habitations
• Réduire la durée des engagements avec les opérateurs, afin d'anticiper les risques d'obsolescence technologiques, probables dans les années à venir : limiter la durée d'engagement

En conclusion : Le stade du Couasnon ne répond pas à ces critères, il doit donc être définitivement écarté des hypothèses de travail.

C'est bien la volonté politique, de la municipalité qui permettra de sortir de cette impasse dans l'intérêt bien compris : des opérateurs, des élus, des habitants du centre ville et du Val.


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